Pourquoi il ne faut surtout pas viser uniquement les meilleurs cabinets de conseil

 

Pourquoi il ne faut surtout pas viser uniquement les meilleurs cabinets de conseil? Une des premières questions que je pose aux candidats lors des sessions de coaching ou les séminaires est très simple: “quels cabinets visez-vous?”. Lorsque la réponse se limite à “McKinsey, BCG et/ou Bain“, je sais que le processus de préparation que je donne va destabiliser le candidat.

 

success cabinet de conseil.

Pourquoi? La raison est simple: un processus de recrutement qui ne focaliserait que sur des cabinets top-tier n’est pas optimisé, pas réaliste et même si l’on peut dire ainsi, fort peu stratégique. Alors devenir consultant en stratégie avec une organisation et une approche non-stratégique…on a vu mieux!

Le taux de réussite dans les meilleurs cabinets de conseil

 

Ce n’est un secret pour personne, les taux de réussite dans les meilleurs cabinets sont faibles. Ce constat vaut dans le monde entier, il n’est pas limité ou spécifique aux modes de recrutements des cabinets de conseil en France. Lorsque je me préparais à passer les entretiens, je me souviens avoir lu des retours d’expérience de jeunes diplômés au sein de leur cabinet de conseil. Je suis tombé un jour sur un témoignage d’un ancien MBA de Harvard, excusez du peu :), il avait été embauché par un cabinet positionné autour du top 20-top 30 mondial en stratégie. J’ai été frappé par son humilité, il disait en substance qu’il été vraiment très honoré d’entrer dans ce cabinet de conseil. Je me suis alors penché sur les taux de réussite au sein de Harvard concernant le conseil. Moins de 5% d’une promotion de MBA parvient à décrocher une offre du trio McKinsey, BCG et Bain. Ainsi, pour un candidat donné, limiter sa cible à ces trois cabinets envoie le signal “j’ai plus de 95% de chances d’échouer dans mon projet mal ficelé, embauchez-moi!”.

La solution pour optimiser vos chances dans le conseil

 

Mais ces chiffres ne doivent pas vous alarmer ou pire, vous décourager. J’insiste avant de parler de processus de préparation sur le point crucial de la motivation. J’ai écris plusieurs articles sur le sujet sur etude-de-cas.fr, par exemple ici ou encore ici ou . Après avoir lu ces articles et avoir pris le temps de la réflexion, si vous avez décidé de devenir consultant, il y a des moyens d’optimiser votre processus de recrutement et de faire mentir les statistiques. La solution est donc de construire un panel de cabinets incluant le top-tier mais aussi des institutions soit moins sélectives soit moins prestigieuses.

Ne pas focaliser uniquement sur des cabinets de conseils prestigieux est la meilleure façon d’y entrer

 

Le processus de recrutement dans le conseil est long et exigeant. Il est fait de hauts et de bas pour certains prévisibles, pour d’autres pas du tout. Un candidat qui alternera les entretiens dans des cabinets de catégories différentes pourra naturellement diminuer le niveau de pression sur ses épaules lorsqu’il sera en face du partner McKinsey ou BCG. Au bout de 10 entretiens, il est humain d’entrer en “mode automatique”, et l’avancée dans le processus de recrutement d’un cabinet donné alimente la confiance pour tous les autres entretiens. Parfois, vous réaliserez que les cas des plus grands cabinets ne sont pas forcément les plus compliqués. Et se dire qu’une offre d’un cabinet plus modeste vous attendra vraisemblablement à la fin de votre effort vous permettra d’être en situation pour être le plus compétitif possible lors des entretiens les plus importants pour vous.