Qui suis-je

Bonjour,

je m’appelle Victor Mamou, j’ai commencé ma carrière comme ingénieur dans les travaux publics et le génie civil dans une école publique. J’ai décidé de m’orienter ensuite dans le monde de l’enseignement et de la recherche, j’ai alors passé le concours d’entrée de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan. Je suis devenu normalien, puis agrégé de génie civil. Ensuite j’ai continué encore mes études en obtenant un DEA – on dit master de recherche aujourd’hui en sciences de l’énergie. Enfin, comme beaucoup de normaliens, j’ai suivi le courant typique de ces institutions en devenant docteur en sciences physiques, dans une école située au cœur de Paris, l’ESPCI. En parallèle, j’ai enseigné 3 ans à l’université de Marne La Vallée et j’ai travaillé en tant que membre de l’équipe de recherche d’un laboratoire du CNRS dédié aux ondes acoustiques – le LOA pour les connaisseurs 🙂

Au cours de mon expérience d’enseignant, j’ai réalisé que je ne connaissais pas du tout le monde de l’entreprise auquel se destinaient quasiment tous mes étudiants. N’étant plus grandement motivé par le monde de la recherche, je me suis réorienté vers l’entreprise en faisant un MBA réservé aux profils scientifiques comme le mien. J’ai alors fait le MBA du Collège des Ingénieurs.
Comme nombre d’étudiants de MBA sans attirance particulière pour un secteur donné – car il faut bien un peu d’expérience pour cela – j’ai trouvé dans le conseil en stratégie une offre particulièrement attractive en termes de variété des missions et des secteurs.
Par contre, rien ne me prédestinait à ce type de carrière. Je me souviens qu’un dimanche en 2004 – vous vous rendez-compte, Facebook n’existait pas encore 🙂 – j’ai croisé un ami de lycée. Cela faisait une dizaine d’années qu’on ne s’était pas vu. Après s’être échangé quelques politesses, il m’a dit avec une certaine fierté qu’il allait entrer au Boston Consulting Group. Je n’avais jamais entendu parler de cette entreprise…
Une fois rentré à la maison, je me suis précipité sur internet pour voir de quel type d’entreprise il s’agissait, j’ai parcouru leur site et je suis passé à autre chose, me disant que tout cela était bien abstrait tout de même…Je me demandais bien ce qu’un “consultant” pouvait faire de ses journées…cela restait très opaque pour moi.
Au fil de ma thèse, je me voyais de moins en moins rester dans la recherche publique. Et malheureusement pour moi, les postes offerts dans le secteur privé avec mon PhD ne m’attiraient pas plus que cela. J’ai donc pris le temps de me demander ce que je voulais faire de ma vie professionnelle. J’ai traîné des heures sur les forums, à la FNAC, sur les sites d’orientation professionnelle…J’en ai conclu que je devais faire une formation de type MBA pour m’ouvrir des perspectives que mes années de R&D m’avaient fermées. Le MBA s’imposait aussi pour son caractère rassurant pour qui ne dispose pas du bagage académique nécessaire. Or pour ma part, je n’avais jamais suivi le moindre cours de finance, stratégie, management…Cela représentait donc un bon sas de transition pour moi. L’avantage d’un MBA: cela ouvre des portes. Le problème d’un MBA: cela ne permet pas toujours de décider laquelle choisir. A la fin du MBA j’ai donc décidé de m’orienter vers le métier qui me semblait le plus ouvert en termes de perspectives professionnelles, celui qui ne nécessitait pas de faire un choix qui m’était particulièrement difficile de faire sans l’expérience professionnelle.
Pour me préparer aux entretiens dans les cabinets de conseil, j’ai potassé et acheté toutes sortes d’ouvrages disponibles pour cela, en anglais évidemment. J’ai également potassé les centaines de pages de cours de MBA. Mais plus je m’entraînais sur des études de cas, plus je me sentais perdu face à l’infinité de sujets. Je ne parvenais pas à trouver de ligne directrice dans les méthodes de résolution. En m’entraînant, j’ai aussi réalisé à quel point les formations académiques préparaient mal les candidats à ces épreuves sélectives et spécifiques. J’en suis venu à la conclusion que je ne m’en sortirai pas sans structurer moi-même mon approche. J’ai passé beaucoup de temps pour cela car je suis perfectionniste, sans doute une déformation professionnelle dûe à la thèse. Je me suis alors lancé dans le processus de recrutement des cabinets de conseil. Sur 50 entretiens, j’en ai raté un exactement, pour des raisons de mauvaise prestation sur le volet fit. In fine, j’ai reçu des offres notamment de McKinsey et du Boston Consulting Group. Je suis resté au BCG de 2006 à 2010. J’ai conservé trace de ce moment de ma vie, me disant qu’il pourrait peut-être servir un jour aux milliers de candidats qui foirent leurs entretiens chaque année dans les pays francophones. Au sortir du BCG, j’ai pris le temps de formaliser mon approche et de l’enrichir d’une vision d’insider après avoir travaillé dans le conseil.
L’objectif de ce site est de permettre de partager ce succès avec tous ceux qui souhaitent vivre cette aventure, et devenir consultant en stratégie et management. Le secteur du conseil influence la plupart des industries et services et nombre de recruteurs intègrent désormais des études de cas dans leurs entretiens. Bien sûr toutes les entreprises ne formalisent pas une étude de cas avec le niveau d’exigence des cabinets de conseil en stratégie, mais pour des postes de manager, la compétition impose une préparation méthodique qui sort un peu des sentiers RH classiques proposés à tous les candidats, je veux parler des “bonnes pratiques des ressources humaines” concernant le CV, la lettre de motivation et la présentation interpersonnelle. En conclusion ce site aidera aussi beaucoup je l’espère les non candidats aux cabinets de conseil.
A votre réussite,
Haim Mamou

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*