Préparation aux études de cas: comment bien comprendre les attentes spécifiques de vos examinateurs lors des entretiens dans les cabinets de conseil?

Une des étapes les plus critiques lorsque l’on se prépare aux études de cas dans les cabinets de conseil, c’est de comprendre exactement ce que sont les attentes de l’examinateur. Vous savez d’ores et déjà que votre prestation sera examinée sous toutes les coutures pour vous évaluer sur un grand nombre de paramètres – entre 15 et 20 selon les cabinets. La majorité des candidats ignore tout simplement ce que l’on attend d’eux lors de ces entretiens si spécifiques. Or si vous ne connaissez pas le exigences précises, il y a fort peu de chance de vous retrouver du bon côté des statistiques, c’est à dire du côté des candidats qui recevront une offre in fine.

Rappel vital: voici ce que doit être votre objectif en tant que candidat au conseil

 

L’objectif que vous devez garder constamment à l’esprit lors de vos entretiens est d’apparaître comme un futur collègue de votre examinateur.  Je vous rappelle que dans les cabinets de conseil, le recrutement est assuré par des consultants en poste et non par les ressources humaines, ainsi c’est votre futur collègue que vous avez en face de vous en entretien!

Or les consultants disposent de codes bien spécifiques pour travailler et évaluer le travail des autres, et donc votre “travail” en tant que candidat passera par les mêmes grilles d’évaluation. Dans mes séminaires, je passe jusqu’à une journée entière à partager les codes du conseil pour faciliter la connexion entre les candidats et leurs futurs collègues. Voici en synthèses le éléments que vous devez garder à l’esprit concernant les spécificités de vos examinateurs :

  • Ils ont des attentes bien spécifiques: les connaissez-vous? Avez-vous une idée claire des objectifs de votre entretien de leur point de vue?
  • Ils ont des réflexes professionnels dû à leur formation voire parfois formatage: connaissez vous les fondamentaux de votre futur métier? Connaissez-vous la vie typique d’un consultant? connaissez-vous ses standards de qualité, de précision, de vitesse d’exécution? Saurez-vous ainsi démontrer votre adéquation à leurs attentes, en utilisant des signaux forts mais aussi des signaux faibles de comportement qui leur assureront que vous êtes un candidat solide?

Notez que ces « signaux » couvrent à la fois le fond de votre prestation, le « ce que je dis » et la forme, le « comment je le dis et comment je réagis ». Voici deux illustrations concrètes du savoir être nécessaire à un consultant:

  1.  Ce type de métier est soumis à une forte pression, à un grand stress parfois et le consultant doit avoir les épaules solides pour ne pas s’effondrer aux premières difficultés et à avancer dans des contextes parfois difficiles. Nous verrons sur ce site, dans mes vidéos et dans mes formations et bouquins comment garder votre calme et passer la barre dans toutes les situations. Bien sûr, il y aura des moments difficiles, tant en phase de recrutement qu’une fois en poste. Mais cela ne doit pas vous empêcher d’être au niveau requis. Nous verrons qu’il s’agit à la fois d’état d’esprit, d’expérience mais aussi et surtout d’une technique à mettre en œuvre.
  2. Le consultant doit constamment prendre des initiatives dans sa vie professionnelle. Là encore je vous vous donnerai les astuces et techniques qui marchent pour démontrer ces compétences pendant vos entretiens.

Les 10 attentes clés des examinateurs lors de vos entretiens et études de cas

Les candidats qui focalisent leur préparation sur les études de cas et négligent les éléments listés ci-dessous grossissent malheureusement la liste des échecs dans les cabinets de conseil, et contribuent à renforcer la croyance selon laquelle les entretiens dans le conseil sont “quasiment impossibles” à réussir. Voyons de quoi il s’agit tout de suite:

  1. Que vous démontriez des capacités à structurer votre pensée méthodiquement
  2. Que vous sachiez écouter activement – c’est à dire être capable d’utiliser ce que vous entendez pour générer de la valeur, il faut que cela fasse “tilt”
  3. Que vous sachiez poser vos hypothèses de travail
  4. Que vos raisonnements et recommandations soient construits sur des faits
  5. Que vous ayez confiance en vous – attention il ne s’agit pas de bluffer ici!
  6. Que vous soyez capables de communiquer vos idées, analyses et recommandations
  7. Que vous sachiez identifier les informations à valeur ajoutée pour vos clients
  8. Que vous ayez du bon sens et du business sens
  9. Que vous soyez à l’aise pour passer d’une thématique à l’autre
  10. Que vous ayez un zeste de créativité

Vous constatez que sur ces 10 attentes, 3 au moins en italique dans la liste ci-dessus concernent votre façon d’être et de présenter les choses plutôt que le fonds de votre analyse. Vu la structure typique d’un entretien, ces compétences de savoir-être sont encore plus importantes que les autres car les entretiens commencent systématiquement par la partie fit. C’est pour cela que je propose de partager sur ce blog une approche globale qui permet de sécuriser chacune de ces attentes des la première minute de l’entretien. Ceci est une des raisons qui explique pourquoi une approche qui ne focaliserait que sur l’étude de cas n’est pas du tout adaptée à une préparation efficace à un entretien dans un cabinet de conseil. Ceci dit, l’étude de cas représentera naturellement le maillon le plus spécifique de la chaîne de votre préparation.

Sachez vous adapter à la dynamique des différents tours des entretiens

 

La dynamique des entretiens s’explique par deux raisons. Tout d’abord, plus vous avancerez dans le processus, plus vos interlocuteurs seront des consultants séniors. Concrètement vous aurez des chefs de projet au premier tour et des partners voire des senior partners au troisième tour. Deuxièmement, si vous arrivez comme je vous le souhaite au dernier tour d’entretien, cela signifie que vous avez déjà démontré votre capacité à vous mesurer à plusieurs études de cas. Vos compétences techniques sont donc démontrées par votre réussite. Pour ces deux raisons, les attentes selon les tours sont différentes.

Très concrètement, alors que les chefs de projet sont les opérationnels du cabinet par excellence, qui ont le souci du détail et sont justement évalués sur cela, les partners vont quant à eux évaluer votre capacité à prendre du recul sur une problématique donnée et vont anticiper si vous pourriez avoir une valeur ajoutée avec leurs clients. Je reviendrais plus en détail sur la stratégie à mettre en place tour après tour, vous savez déjà que j’ai même été jusqu’à rédiger un ouvrage spécifique sur le premier tour, pour vous permettre de vous distinguer dès le commencement de votre processus d’entretien. Pour le moment il vous faut retenir que la simple connaissance de la séniorité de votre examinateur vous donne des informations utiles sur la nature de ses attentes spécifiques. .