Les points essentiels d’une étude de cas dans un cabinet de conseil

Voici mes commentaires sur ces 4 caractéristiques des études de cas dans le conseil ou consulting cases

1) Quand on parle de problématique “business”, l’acception est à prendre au sens le plus large: les cas ne se limitent pas à des problématiques qui n’intéressent que les entreprises privées par exemple. Vous pourrez traiter de sujets concernant des institutions publiques, des ONG, voire des états… De plus le spectre de sujet n’est absolument pas limité aux grands classiques du type “augmenter les ventes”, “diminuer les coûts” et “accroître les profits’

2) La durée d’une étude de cas est donc de quelques dizaines de minutes. En cas “réel” , vous constaterez que c’est très court: le temps de prendre des notes, de clarifier le sujet, d’entamer la discussion avec votre interlocuteur etc. le temps passe très très vite dans un tel exercice, c’est pourquoi il est essentiel d’appliquer une approche qui prend en compte ce type de contraintes artificielles due au processus de recrutement. La Méthode Intégrale est entièrement construite en visant cet objectif de différentiation dans un cadre spécifique et “artificiel”, en optimisant chacune des composantes constituant ce redoutable challenge lors des entretiens. Par exemple, savez-vous comment démontrer vos capacités à structurer en deux minutes de discussion? Si oui, c’est parfait car c’est exactement le niveau qu’il faut avoir pour recevoir une offre.

3) Lorsque l’on apprend que moins de 10% des étudiants des meilleurs business schools mondiales décrochent une offre chez McKinsey, BCG ou Bain, il y a de quoi se poser des questions. Car ces candidats sont sans aucun doute dotés d’excellentes capacités et compétences. Alors que leur manque-t-il? Je répondrai à cette question de la manière suivante: une étude de cas n’est pas comparable à un exercice académique. Même si elle requiert un certain formalisme, l’étude de cas des cabinets de conseil ne se limite pas à un exercice comme on a l’habitude de le faire dans le monde académique. Par exemple, si un enseignant pose à ses élèves d’HEC ou de l’INSEAD une question lors d’un examen, l’énoncé est censé permettre de répondre à la question posée. En salle de classe, si ce n’est pas le cas, vous avez toute légitimité à lever le doigt pour dire au prof que son énoncé ne permet pas de répondre à la question. Après un moment d’hésitation, l’enseignant complètera alors son énoncé pour vous permettre de raisonner en périmètre cloisonné. Lors d’une étude de cas dans le conseil, c’est exactement l’inverse: a priori vous ne disposerez pas par défaut de toutes les informations nécessaires pour résoudre votre problématique. Et alors, il ne s’agira pas de le faire remarquer à votre examinateur en attendant les données manquantes comme l’oisillon attend son repas le bec ouvert 🙂 Savoir faire des hypothèses pour avancer dans votre raisonnement est un des points essentiels dans une étude de cas.

 

etude de cas

 

4) Le fait d’avoir toujours à commencer par la partie fit constitue un véritable biais dans les entretiens des cabinets de conseil. Trop de candidats n’exploitent pas ce biais à leur avantage. Or l’idée est simple: il s’agit de cartonner la partie fit, je dis bien cartonner ces 10-15 premières minutes, pas se limiter au niveau qui vous a permis d’entrer dans votre grande école ou de réussir des entretiens ailleurs que dans le conseil. Le secret est ici de prendre une véritable avance sur les autres candidats en vous distanciant sur le volet fit. Je pense que la mise en place structurée et pas-à-pas de cette stratégie est pour beaucoup dans les taux de succès incroyables que rencontre la Méthode Intégrale!

En synthèse, retenez qu’une étude de cas est avant tout une simulation de projet réel de consultant, dans un cadre artificiel certes – mais c’est la dure loi du recrutement et de ses contraintes – mais le but ultime est de tester vos compétences en tant que futur consultant professionnel. Dans la série d’articles de cette section, je détaille les raisons d’échec les plus classiques des candidats lors des études de cas. Ce contenu est extrait du premier slide du module 5 de la formation Consulting Track qui est aujourd’hui la clé pour entrer dans un cabinet de conseil pour tout candidat francophone qui souhaite aborder sa carrière de manière professionnelle.

Excellente lecture!