Comment réussir vos études de cas à – presque – tous les coups?

Dans cet article, je vais passer en revue un certain nombre de leviers que tout candidat doit obligatoirement maitriser pour réussir ses études de cas.

Mais laissez-moi commencer par une considération préliminaire: un candidat qui réussit ses études de cas a compris que le processus de recrutement dans les cabinets de conseil ne se limite pas uniquement à ces épreuves de mises en situation professionnelles. Il sait prendre en compte la globalité de processus de recrutement, incluant le volet “entretien de fit”, “planning de préparation”, “tests de pré-sélection”, “épreuves quantitatives” etc. En segmentant les challenges, vous serez en mesure de vous différentier sur chacune des composantes. Alors, pour commencer, anticipez que votre préparation ne devra pas se limiter aux “études de cas classiques”.

Ceci étant dit, voici une sélection de leviers pour réussir quasiment à coup sûr vos études de cas, par ordre décroissant d’importance:

1) Revenez aux choses simples

2) Réussissez le début de votre étude de cas

3) Ne vous essoufflez pas sur la durée du cas

4) Concluez le cas “en beauté”

 

Revenez aux choses simples pendant les études de cas

Par retour d’expérience, la plupart des candidats qui ratent leurs études de cas se sont trop compliqués l’existence. Ceci implique souvent de passer à côté de raisonnement simples et de bon sens. Ah, le bon sens, il est essentiel de le travailler lors de votre préparation. Bien sûr, il ne remplace pas des connaissances solides à savoir reconstituer le jour J, mais en cas de difficulté, il s’agira de démontrer votre valeur dans des situations où vous avez tout oublié. Alors votre bon sens constituera votre bouée de secours lors de vos raisonnements. Si vous vous trouvez face à une difficulté lors du cas, commencez par vous demander de manière très concrète comment vous feriez si l’entreprise cliente était la votre. Cela vous forcera à vous projeter dans les chaussures de vos clients. N’essayez pas de prendre de raccourcis, avancez au contraire pas-à-pas. Essayez aussi de capter la “global picture” de votre problématique, ne vous engouffrez pas directement dans des raisonnements trop poussés, trop ciblés. Cette démarche fonctionne également très bien pour les études de cas quantitatives.

  •  En synthèse, en cas de difficulté, orientez votre réflexion vers la curseur “simple” plutôt que “complexe”. 

Réussissez le début de votre étude de cas

90% des candidats qui ne passent pas la barre de sélection dans le conseil se plantent dès le début du cas. Pour être plus précis, quelle est la durée d’un “début de cas”? Je vais vous livrer un proxy qui va sans doute vous étonner: 2 minutes. Je ne bluffe pas, je ne cherche pas à en faire trop. Je vous garantis que la prestation d’un candidat dans ses 2 premières minutes d’étude de cas est largement suffisante pour déterminer si ce dernier a atteint ou non le niveau de compétitivité. La parallèle avec la “vraie vie du consultant” est frappant. Lorsque vous observez-erez des consultants performants dans leur activité, vous noterez avec quelle efficacité ils arrivent à bien démarrer toute action. Que ce soit le lancement d’une analyse, la première rencontre avec le client, avec le partner sur la mission…ces top-performers savent démontrer sur un temps très court leur valeur. C’est exactement la même chose dans une étude de cas, il vous faut commencer sur les bons rails pour que l’interviewer soit confiant dès le démarrage du cas. Évidemment, qui dit démarrage dit forcément peu d’informations et de données. C’est là que nous revenons au premier levier: restez simples dans vos raisonnements.

  •  En synthèse, visez dès les 2 premières minutes à démontrer votre valeur ajoutée en tant que futur consultant. 

Ne vous essoufflez pas sur la durée du cas

Laissez-moi vous illustrer ce point. Le candidat a mis en place une structure d’analyse compétitive très rapidement, dans les 2 premières minutes de l’entretien donc. Tout va bien et la discussion s’engage avec l’interviewer. Il faut bien comprendre qu’un cas est une discussion, un jeu de questions réponses posées par le recruteur et le candidat. Après avoir énoncé son plan et ses idées pour traiter la problématique, le candidat se retrouve face au risque d’être “essoufflé” ou encore “à sec”, “à cours d’idées”. Certains candidats préparent des fiches thématiques et tentent de s’en souvenir lors de l’entretien. C’est mieux que rien mais loin d’être optimisé. La Méthode Intégrale propose une approche qui marche extrêmement bien dans ce cadre: il est impossible d’être à sec lors d’une discussion d’étude de cas si vous appliquez à la lettre les recommandations de la formation sus-citée. C’est par construction que la Méthode Intégrale vous assure une différentiation complète sur ce volet.

  •  En synthèse: assurez vous lors de votre préparation que vous êtes bien “armés” contre le manque de ressources de discussion. 

Concluez le cas “en beauté”

Comment conclure une étude de cas? Il s’agit systématiquement de synthétiser votre discussion, qui a typiquement duré une demi heure. Il vous faudra faite attention à bien distinguer entre les analyses, le diagnostic, les recommandations, les éléments résolus pendant la discussion, les éléments encore en suspens après la discussion. Pour être performant sur cette dimension, je vous engage à soigner votre prise de note: elle doit être claire et structurée, afin de servir de support à vos analyses.

  •  En synthèse: lors de vos entraînements, passez 30 seconde in fine à jauger de l’apparence de vos prises de notes. Elles donneront une indication claire concernant votre capacité à conclure “en beauté” votre cas.