Vous voulez devenir consultant? Anticipez les challenges spécifiques des consultants juniors

Le consultant junior n’a pas par définition de grande expérience professionnelle. Cet article propose d’éclaircir les principaux challenges posés aux consultants en début de carrière et même plus précisément dans leur phase prise de poste.

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Ce sujet vous permettra de disposer de contenu pour répondre à certaines questions de fit pendant les entretiens mais son objectif premier est ailleurs. Il faut savoir que dans les plus grands cabinets de conseil, entre 15 et 25% des nouveaux consultants ne terminent pas leur…période d’essai! Ce chiffre est choquant lorsqu’on le met en perspective des efforts importants à réaliser pour obtenir une offre dans un cabinet de conseil. J’ai envie de dire: tout ça pour ça! Mais qu’est-ce qui peut bien expliquer un tel taux d’échec à travailler en tant que consultant, même après avoir surmonté l’épreuve des sélections?

Il y a principalement deux raisons.

Le manque d’anticipation concernant la vie du consultant

 

Vous pouvez jeter un œil sur cet article pour en savoir plus sur la vie du consultant et surtout les éléments clés pour anticiper cette vie assez hors norme. Une jeune recrue qui prendrait de plein fouet le véritable choc culturel que constitue dans les plus grands cabinets cette nouvelle expérience professionnelle, peut parfaitement juger que ce métier n’est finalement pas pour elle. J’ai personnellement vu des profils extrêmement performants en entretiens perdre rapidement leur motivation dès les premières missions. Après être souvent passés par un parcours de formation exigeant, par exemple une classe préparatoire ou un cycle d’études sur plusieurs pays, le jeune consultant peut parfois commencer sa carrière avec un déficit d’énergie. Hors ce n’est surtout pas le moment de jouer à l’économie pour débuter sa carrière. Commencer dans le conseil, même après les meilleurs formations, c’est un peu faire l’éponge pour absorber un grand nombre de messages, de compétences et d’expériences dans un laps de temps très court. Cela nécessite une certaine résilience, que des candidats non préparés peuvent parfois ne pas avoir.

Le manque de repère concernant le niveau d’exigence dans le conseil

 

Le conseil est un secteur extrêmement exigeant. Et ce n’est pas que du buzz. Je l’ignorai en intégrant le Boston Consulting Group. J’avais si souvent entendu que certains de mes postes précédents visaient l’excellence que j’étais un peu blasé de ce type de discours. Mais dans le cas du conseil, ce n’était pas un argument marketing. Les clients paient très cher leurs prestations de conseil et sont légitimement en droit d’attendre des livrables hors-normes. Hors-norme a minima pour leur entreprise, c’est à dire que leurs équipes ne pourraient pas fournir, sinon vous comprenez que l’alternative serait vite trouvée. Dans ce contexte, il est parfois compliqué pour le consultant junior de savoir mettre une limite à son investissement personnel dans le travail. Alors, on en fait plus, on entre dans un sur-régime, et c’est la situation idéale pour se dire que le métier n’est peut-être pas fait pour nous. On se retrouve en fait dans le cas précédent. Avec quelques mois d’expérience, on parvient plus ou moins vite à anticiper ce que le cabinet attend en termes de niveau d’exigence et d’implication. Et après quelques années, c’est un atout incroyable que de savoir à quel niveau se situe l’excellence. Dans le cadre de mes missions actuelles, il m’arrive comme tout consultant d’être confronté à des clients aux exigences démesurées. Dans ce cas, je suis aujourd’hui en mesure de le leur dire très clairement: « pour le prix de la mission, vos attentes ne sont tout simplement pas réalistes ». Point barre. Ce type d’assurance est un des avantages donné par une carrière dans le conseil.