Devenir consultant en management

Si vous vous interrogez sur les différences entre un consultant en management et un consultant en stratégie, ce qui suit va tenter d’éclairer votre lanterne. Le conseil en management consiste à aider les organisations au sens large – c’est à dire pas uniquement les entreprises du secteur privé mais aussi les structures publiques, parapubliques et les organisations non gouvernementales – à améliorer leur performance.

devenir consultant en management

En premier lieu, le consultant en management procèdera à l’analyse de l’organisation et des modes de fonctionnement actuels de son client, puis il développera des recommandations d’amélioration. Les conseils fournis seront impartiaux, réalistes et prendront en compte les réalités et contraintes des marchés des clients.

Devenir consultant en management: quelles activités?

Pour se projeter dans le métier, une vision des activités est essentielle. Parmi les tâches du consultant, on compte

  • La réalisation d’études de faisabilité
  • La planification financière
  • L’analyse de marché
  • L’élaboration d’option et le scoring associé
  • La planification opérationelle
  • La réalisation de due diligences
  • La mise en place partielle ou non des plans de recommandation afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la mission

Comme vous le constatez, le spectre d’activités est large, et donne lieu à un métier délibérément multi-rôle. Le consultant en management est rédacteur car comme vous le savez sans doute, le livrable dans un cabinet de conseil est formalisé par un document – typiquement sous le format « Power Point » – dont la tâche de rédaction revient au consultant. Il est aussi orateur, car il lui incombe de présenter les analyses de son cabinet à ses clients. Le consultant est aussi formateur, car il doit assurer le transfert de compétences à son client mais aussi en interne, car il est amené à rapidement encadrer une équipe restreinte de consultants juniors. Il est aussi un analyste, c’est l’un des clichés les plus répandus hors du conseil, avec l’image du consultant qui « crunch » de nombreuses données. Enfin il a un rôle d’agent de liaison avec le client, en tant que représentant au quotidien de son employeur.

Sur le volet de la rédaction, précisons que le consultant a pour challenge principal de faire évoluer son travail, par exemple ses recommandations selon les multiples retours de ses clients, les évolutions du marché, la prise en compte de nouvelles données qui dans la vie réelle ne sont pas toujours toutes disponibles au lancement de la mission. Cette capacité à non seulement s’adapter mais aussi adapter son travail est caractéristique du métier de consultant en management. Pour moi qui venait de thèse où la rédaction suit un processus linéaire, le choc culturel était important. Et vous, ce type de processus est-il compatible avec votre expérience et encore plus important avec vos objectifs professionnels?
La valeur ajoutée du consultant en management est son regard neuf et argumenté. La perspective d’une analyse rationnelle couplée avec une transparence de processus et une neutralité des recommandations, constitue une valeur que les entreprises ne trouvent pas facilement en interne.

La vie du consultant en management

J’ai pris le parti de me lancer sur etude-de-cas.fr donc au delà des précautions d’usage du type « cela dépend du cabinet », je vous dirais que la vie du consultant en management est, en comparaison avec le conseil en stratégie, une vie plus équilibrée. Ceci est à prendre au sens large: moins de stress et de pression et des salaires moins élevés, de même que des évolutions de carrière plus posés que dans les cabinets de stratégie. En ce sens, le conseil en management peut constituer un bon arbitrage pour un choix de carrière de moyen terme.

Mais alors quelles différences avec le conseil en stratégie?

Là encore, il faut être prudent car on ne peut certainement pas avancer par des généralités. Disons seulement pour illustrer le propos, que si le conseil en stratégie est associé à des missions de rupture et à des carrières de rupture, le conseil en management est plutôt dans l’incrémental. La continuité est plus marquée tant pour les clients – chez qui on va réduire les coûts de 3% – et chez les consultants, avec des missions plus longues et des carrières sur le moyen terme.