Exemple typique d’une mauvaise utilisation d’un classement de cabinets de conseil

 

Dans ce court article, je vais illustrer un exemple typique d’une mauvaise utilisation d’un classement de cabinets de conseil. Le niveau de détail donné par le classement Vault risque de noyer certains candidats dans leur analyse. Un classement est un outil utile pour un candidat.

classement cabinet de conseil

Il permet par exemple de débroussailler le terrain pour avoir une première vision des têtes d’affiche du secteur, ce qui permet de cadrer un processus de recrutement. Par contre, un classement ne peut en aucun cas remplacer un travail personnel consistant à faire l’effort de projection dans le métier de consultant.

Erreur d’utilisation du classement en amont du processus

 

La phase de sélection du panel de cabinets est si critique, que j’ai décidé d’y consacrer un module entier dans les formations que je donne. Initialement, je ne traitais pas ce volet que je considérais comme acquis par les candidats, mais suite à mes échanges avec des centaines d’étudiants et de cadres visant le conseil, cette phase du processus m’est apparue comme essentielle à traiter en professionnel, c’est à dire pas seulement en se reposant sur son intuition.

En amont du processus, il peut être tentant de construire son panel en fonction du classement des cabinets. En gros, on sélectionne un certain nombre d’entre eux, typiquement entre 5 et 10, typiquement encore les plus hauts dans le classement et on arrose de cv les services RH correspondants. Autant le dire tout de suite, ce processus ne fonctionne pas bien du tout, pour un tas de raisons. Je donne dans cet article la marche à suivre pour utiliser proprement un classement de cabinet de conseil dans votre processus de ciblage des cabinets.

Erreur d’utilisation du classement pour choisir son offre

 

Après avoir réussi vos entretiens, vous recevrez plusieurs offres. La question est de savoir comment choisir entre ces différents cabinets de conseil. Les candidats Français passés par les classes préparatoires devront s’efforcer de ne pas répéter le processus le plus répandu pour choisir une Grande École.

La France a une telle culture élitiste que dans le contexte des concours de classe préparatoire, les classements des Grandes Écoles sont prépondérants pour choisir son institution. Par exemple, un étudiant passionné de Chimie choisira sans doute une Grande École généraliste bien classée plutôt qu’une École de Chimie un peu en dessous dans les classements.

Il s’agit de ne pas procéder de la sorte avec les cabinets de conseil. Que le cabinet machin soit 16è au Vault ne justifie pas à lui seul que vous le choisissiez plutôt que le cabinet chose qui est 18è. Bien sûr le classement doit être pris en compte, mais seulement dans un cadre plus vaste. Il vous faut construire votre méthodologie de classement des offres obtenues, avec une pondération qui intègre à la fois les donnée du secteur comme le classement, le réseau, les perspectives etc. mais aussi des paramètres personnels comme votre fit avec la culture du cabinet, les politiques de gestion des ressources humaines, les voyages, le portfolio client etc. Il n’y a rien de choquant à choisir un cabinet moins bien classé qu’un autre à condition d’avoir un rationnel justifiant cette décision.