Le livre Case in Point : ce qu’il faut prendre et ce qu’il faut laisser

 

Le livre Case in Point de Marc Cosentino est qualifié de Bible des entretiens dans le conseil par le Wall Street Journal, excusez du peu.

case in point

C’est un excellent livre que je vous recommande d’acheter, par exemple par l’intermédiaire du site de mes partenaires de Consultor. Mais comment ce livre est-il construit? C’est le sujet de cet article!

La structure du livre Case in Point

 

Les 10 premières pages du livre sont dédiées à la partie « fit » de l’entretien. Ce sont des conseil de bon sens mais je vous recommande sur ce volet d’aller bien plus loin que ce que le Case in Point ne propose, pour vous permettre de véritablement cartonner cette première partie de vos interviews. Mais le cœur du livre de M. Cosentino n’est clairement pas dédié à la partie fit, donc je ne m’étends pas plus là-dessus, retenez juste que votre préparation ne doit pas s’arrêter au contenu de ce livre sur le volet fit.

Ensuite, l’auteur introduit les études de cas: il en donne l’objectif, les bonnes pratiques, et fournit des conseils là encore de bon sens qu’il faut lire sans plus d’ambition que cela. Le livre est très bien rédigé et constitue ici une bonne introduction aux cas du conseil.

Les sections du Case in Point dédiées aux études de cas

 

La troisième partie est la présentation du Ivy Case System, la colonne vertébrale méthodologique du livre. Outre encore des conseils de bon sens, l’auteur y présente 12 scénarios de cas typiques: par exemple le cas « entrée sur un nouveau marché ». Pour chacun des cas typique, l’auteur propose une structure là aussi typique de résolution: par exemple pour traiter le cas « entrée sur un nouveau marché », les étapes clés et les questions afférentes sont présentées comme ci-dessous dans le livre.

La quatrième partie est dédiée à la présentation des frameworks classiques du conseil en stratégie, comme par exemple les forces de Porter où les 5 C et les 4 P…

La cinquième partie du livre est consacrée aux sujets de cas. L’originalité qui dessert les candidats mais qui ne portera pas à conséquence pour vous – je vous dirais pourquoi dans cet article là – est que la correction du cas est donnée sous forme d’une retranscription de la discussion entre un candidat et un examinateur virtuels. Cela donne une impression à la fois agréable car c’est facile à lire mais on peut facilement être déstabilisé par cette présentation car chaque dialogue est très spécifique et ne permet pas d’en dégager une structure claire.

Il y a donc deux temps vous verrez dans la lecture de cet ouvrage de référence. D’abord la phase théorique constituée des quatre premières parties: vous allez apprendre ou réapprendre des choses connues et revoir des pans de raisonnement que M. Cosentino a pris la peine de structurer, c’est en quelques sortes la phase d’apprentissage. Puis la phase pratique et là patatras…si le livre est fluide et se lit parfois même un peu à la manière d’un roman – pour candidat motivé cela s’entend – il génère beaucoup de confusion concernant l’application des notions théoriques à la pratique des cas, ce qui est un comble pour un livre de préparation aux études de cas. Mais je vous reconfirme que je le recommande quand même. Rendez-vous dans le prochain article pour un démontage en règle du livre, suivi de sa réhabilitation dans le dernier article de cette série.