Comment un cabinet de conseil généraliste pourrait être un très mauvais choix pour votre future carrière

 

Comment un cabinet de conseil généraliste pourrait être un très mauvais choix pour votre future carrière? La question peut surprendre tant le prestige des cabinets de conseil généralistes est grand. Mais il s’avère que pour certains candidats, faire ce choix s’avère être une lourde erreur.

cabinet de conseil erreur orientation

Je passe en revue quelques situations où viser un cabinet de conseil généraliste n’est pas une bonne idée.

Le candidat qui manque de souffle pour entrer dans un cabinet de conseil généraliste

 

C’est le cas qui concerne le plus de candidats au conseil. Dans mon activité d’accompagnement, je rencontre de nombreuses personnes intéressées par le conseil mais qui ne sont pas disposés à fournir le niveau d’engagement nécessaire pour y réussir pleinement.

Certes, le processus de recrutement est si exigeant, qu’il constitue un premier test sérieux de la motivation des candidats. Si c’est uniquement pour acheter le Case in Point ou et La Méthode Intégrale, cela ne vaut pas la peine de se lancer dans un tel recrutement, désolé de répéter mes lignes rouges 🙂

Mais cela ne constitue que le début du chemin: l’investissement pour être consultant et le rester le temps minimum pour que ce parcours serve vos intérêts professionnels est de plusieurs années. Si c’est pour rester 6 mois chez McKinsey – je ne parle pas des stages dans le conseil ici – hé bien, je vous déconseille de vous lancer dans le conseil en stratégie ou management. L’effort pour démarrer en tant que consultant est important, absolument pas hors de portée, mais il ne faut pas le négliger. Les 3/4 des consultants recrutés dans le top tier McKinsey, BCG et Bain s’acclimatent à leur nouvel environnement de travail. Cela signifie aussi qu’un petit quart ne parvient pas à passer cette étape. Je ferai bientôt un cycle de formation spécialement dédié à la prise de poste en tant que consultant. Mon ambition est de permettre à tous les futurs candidats qui suivront ce cycle de passer la barre des premiers mois dans le conseil sans embûche. En synthèse, retenez qu’il est nécessaire d’avoir du souffle pour se lancer dans le conseil généraliste.

Le candidat qui souhaite construire rapidement une expertise

 

La construction rapide d’une expertise n’est pas adaptée à un parcours à court terme dans le conseil en stratégie et management. Dans un grand cabinet comme le BCG, on vous considèrera comme un “expert maison” à partir de deux missions dans un secteur donné. Or les missions durent typiquement 3 mois. Croyez-vous sincèrement qu’un recruteur extérieur au conseil vous considèrera comme un spécialiste ou un expert après 6 mois d’expérience? Évidemment non. Mais au sein des cabinets de conseil, cette approche fait sens, puisque, avec ces 2 missions, vous êtes en effet bien plus experts en la matière que la majorité de vos collègues qui ont une expérience plus faible que vous dans le domaine.

Le candidat qui souhaite conserver des atouts pour un métier technique

 

Je vous donne un exemple extrême pour illustrer ce point. Considérons un docteur es Sciences, qui est intéressé par une carrière dans la Recherche et le Développement. Ce jeune chercheur souhaiterait aussi avoir une expérience de l’entreprise, en mode accéléré afin de compléter son bagage scientifique et technique. Après avoir lu plein de mes articles sur etude-de-cas.fr, il se décide à devenir consultant. Il doit alors faire “le deuil” de son bagage technique. Il pourra certes avoir accès à des postes de management de R&D, mais il sera vraisemblablement distancié sur des postes plus techniques, du fait de son expérience de quelques années dans le conseil en stratégie et management. Ces années l’auront déconnecté du chemin de carrière des chercheurs. Je ne dis pas qu’il ne pourrait pas se reconnecter rapidement, mais le marché du travail ne le voit pas majoritairement de cet œil.