Tout ce qu’un candidat doit savoir sur le Boston Consulting Group

 

Le BCG a son siège à Boston aux États-Unis. Il compte un peu plus de 6000 consultants dans le monde réparti dans 45 pays au sein de 81 bureaux. Le chiffre d’affaires générés par le BCG atteint pratiquement les 4 milliards de dollars par an.

L’histoire du Boston Consulting Group

 

Le cabinet de conseil Boston Consulting Group a été fondé en 1963 par Bruce Henderson. Ce dernier a commencé sa carrière comme vendeur de Bibles (!) dans le Tennessee après des études d’ingénieur avant d’être accepté au MBA de Harvard. Il était employé par une entreprise de Boston, la Westinghouse Company et a rejoint Arthur D Little avant de créer le BCG.
Voici une vidéo d’intérêt concernant l’histoire de ce cabinet d’excellence:

Le profil de son fondateur donne des indications intéressantes sur le profil du BCG. B. Henderson était quelqu’un d’atypique et son approche du conseil. Il a véritablement changé les pratiques du secteur. Par exemple on peut dire que le BCG a donné ses lettres de noblesse au conseil en stratégie auprès de nombreux étudiants de part le monde. En effet Bruce Henderson fut le premier à attirer les étudiants ayant les meilleurs profils en leur proposant des salaires mirobolants qui ont depuis contribué à faire la réputation d’excellence et d’attractivité du conseil en stratégie. De même, si vous observez le nom de la plupart des concurrents du Boston Consulting Group, vous noterez que la plupart des cabinets de conseil portent le nom de leur fondateur, mais pas le BCG. Ce cabinet ne s’est pas construit sur un modèle de centré autour de son prestigieux fondateur, avec des chemins de carrière en râteaux. Vous savez, les chemins de carrière où tout est ouvert pendant les cinq premières années de conseil mais où, à partir de la séniorité de manager, la carrière se bloque, générant nombre de frustrations.

bruce henderson bcg

 

En 1964 les premières analyses du BCG ont été publiées, dans le but de stimuler la pensée créative des managers seniors. Ces articles constituent la base de ce qui allait devenir par la suite la revue BCG perspectives. Plus précisément, les premières lettres de noblesse du BCG correspondent à la publication d’articles de son fondateur dans la Harvard Business Review. En 1968, le BCG s’est séparé de sa maison-mère, la Boston Company.

En 1969, le BCG passait devant McKinsey en tant que principal recruteur des diplômés de Harvard, ce qui fit grand bruit à l’époque. C’est en 1970 que le BCG a dépassé le nombre de 100 consultants. En 1973, l’un des plus importants vice-présidents du BCG a décidé de créer sa propre entreprise, Bill Bain fondait alors Bain & Company. La séparation ne s’est pas faite sans douleur, mais le BCG a poursuivi sa croissance pendant ces années jusqu’en 1985, année de départ à la retraite de son illustre fondateur. Aujourd’hui le BCG fait partie des trois plus grands cabinets de conseil en stratégie au monde. Selon les années et selon les géographies il lui arrive même de battre à plate couture McKinsey !

La croissance du BCG

La croissance du cabinet est de plus de 15 % par an depuis une vingtaine d’années. Rien que dans les cinq dernières années, le BCG a ouvert 13 nouveaux bureaux à travers le monde. Au total, le réseau s’étend sur 45 pays et 81 bureaux. Les modes de fonctionnement du BCG privilégient le staffing local vis-à-vis des clients. En ce sens le cabinet se distingue de McKinsey qui a pour sa part une approche de staffing globale. Cette culture du staffing de proximité avec les clients se retrouve également chez Bain qui, comme nous l’avons vu est un spin off du BCG. Néanmoins, selon les besoins des projets, les consultants seront amenés au BCG à voyager sur les quatre continents s’il le faut. La culture du cabinet est résolument globale.