Le réseau et la culture du Boston Consulting Group

 

La situation est très comparable à celle de McKinsey : toutes les opportunités sont ouvertes aux futurs ex-consultants du BCG. Le réseau d’anciens est très puissant, dynamique, et couvre quasiment toutes les industries et toutes les fonctions dans la plupart des pays développés.

La vie après le Boston Consulting Group

 

Le processus d’accompagnement à la sortie des consultants est extrêmement bien formalisé, proposant un soutien actif du cabinet qui ne lâche pas ses employés tant qu’ils ne sont pas recasés ailleurs. Et quand je dis « recasés » c’est vraiment selon les souhaits des consultants, pas dans des postes alimentaires évidemment.

Ce qui suit n’est qu’un très court extrait de ce réseau, j’ai choisi de ne citer que les entreprises dirigées ou ayant été dirigées par un ancien BCG:

  • Bain and Company
  • Roland Berger
  • Pepsi
  • General Electric
  • Orbitz
  • Apax Partners
  • Australia Post
  • Boston Beer
  • Tag Heuer

Le BCG dispose aussi d’un impressionnant réseau dans le monde politique, citons par exemple Binyamin Nétanyahu le premier ministre israélien ou Mitt Romney, l’ancien candidat républicain à la présidence américaine. Dans la vidéo ci-dessous, ce dernier explique d’ailleurs ce qui constitue selon lui les clés de la réussite dans sa carrière.

La culture du Boston Consulting Group

 

Selon le cabinet, le candidat recherché doit avoir de la curiosité, du talent, et des compétences de leader. Il va sans dire que cadre de travail offert par le BCG permet au consultant de bénéficier d’un environnement très propice à une vie intellectuelle riche, à des activités sociales entre collègues et à une activité professionnelle volontairement internationale.

La culture du BCG se construit tout d’abord autour de la créativité. Lors du processus de recrutement, il apparaît que les cas posés au BCG sont classés parmi les plus originaux les plus intenses du secteur. Ceci n’est pas juste du marketing, le BCG vise à ce que ses propres consultants ne se contentent pas de répéter les approches existantes, mais qu’ils réinventent au cas par cas le cadre d’analyse qui convient spécifiquement au client du moment. Ensuite, au BCG, la culture du risque est très forte. C’est dans l’ADN des consultants que de vouloir changer les choses même si dans leur fonctionnement actuel, cela se passe plutôt bien. Là aussi, un coup d’œil sur les anciens du BCG montre à quel point la culture de ce cabinet modèle son réseau d’anciens. Par exemple aucun grand cabinet de conseil n’a été créé à partir de McKinsey. Par contre Bain et Roland Berger sont directement issus du BCG. Leurs fondateurs n’ont pas souhaité se limiter à des rôles de partner senior dans un cabinet existant, ils ont souhaité prendre le risque de recommencer à zéro avec leurs propres objectifs et leurs propres modes de fonctionnement dans des cabinets de conseil à construire.

On peut dire que cela leur a plutôt bien réussi ! La culture du risque se traduit également par des modes de fonctionnements originaux vis-à-vis des clients du BCG. Par exemple par la promesse d’apporter des solutions sur mesure, d’adopter une approche collaborative de travail avec les clients un petit peu à l’opposé des modes de fonctionnement du concurrent McKinsey. Concernant le rythme des déplacements, on peut dire que du fait de l’approche locale du BCG et de la nature de ses missions – moins organisationnelles et opérationnelles que celle de McKinsey – le niveau de voyage typique au sein du BCG est plus faible que chez son concurrent direct.